J'ai tout à oublier
J'ai tout à essuyer
Avant que de reprendre
La route dépliée
J'ai tout à délier
Tous ceux que j'ai quittés
Se dressent derrière moi
Et sont les mains liées
Muraille de pantois
Comme un seul oublié
Autant de villageois
De mes vieilles citées
Si je devais reprendre
Les routes interrompues
Les vestiges vertus
Avant que de comprendre
Tous les chiens rompus
Et les charmes perdus
J'ai tout à oublier
Tout ce que j'ai laissé
Trainer dans le sillage
Des siècles délassés
Où musardent les âges
Comme l'akène au vent
Floué aux fleurs du temps
Aigrette délaissée
Et si je veux apprendre
Sur la table rasée
D'un seul geste d'un seul
Sur le temps reprisé
J'ai tout à effacer
J'ai tout à retracer
Ce poème vient de m'être envoyé par Desvolm, qui habite l'île de la Réunion. Il l'a écrit pour moi, inspiré par mon article "angoisse". J'adore ce poème. Comme tous ses textes. Il terminera ce blog plus agréablement que l'article "j'en ai marre". Merci à toi. Cette délicate attention me touche. Tu as ta place dans le cercle restreint des personnes connues sur le Net, que j'apprécie vraiment.